PIF VIDEO KIDS:Chronique d’un désastre annoncé

PIF VIDEO KIDS:Chronique d’un désastre annoncé

Au début des années 90, Pif gadget n’est plus qu’un pâle reflet de lui-même.
Le magazine n’est plus que de la réédition de BD et de gadgets qui ont fait ses heures de gloire.

Mais les éditions VMS croient toujours dur comme fer qu’ils ont entre les mains un magazine capable de rabattre les enfants dans les mains des marques de bonbons, phénomènes de cour de récré et autres enseignes de fast food….

Sauf qu’en 1992, il y a un secteur qui bat son plein dans la tête des 6-17 ans, c’est le jeu vidéo !
Et là, Pif croit encore qu’il va, rien que sur sa notoriété ( pourtant déjà bien en peine ), s’accaparer le sujet et rallier l’argent de poche des enfants.

Il y a juste un détail oublié de sa part , la presse vidéo ludique est en pleine ébullition et ce depuis 3 ans minimum.
Les magazines pullulent : Joypad, Consoles +, Player One sont les stars des enfants et ce, dès 8 ans !

Et là, Pif tente une publication insensée qui ne tiendra qu’un numéro ! En l’occurrence : PIF VIDEO KIDS

Insensé ? Oui mais pourquoi ?

« Une couverture, 3 licences…0 copyright ! Pif joue les rebelles 😉 »

Petite légende pour lire la suite :

(PVK= Pif video kids )

(JYP= Joypad)

-Pvk = 25 pages , 15 francs !
-Jyp= 180 pages, 30 francs !

Pvk= 0 publicités officielles, 0 autorisation de mettre des photos de jeux


Jyp= pubs officielles à gogo sur lesquelles on bavaient, plus de 300 photos par numéro.

Pvk= Des tests inconsistants ( 4 par pages) et aucune info fraiches


Jyp= Des tests argumentés sur 2 pages et des infos qui frôlent le scoop à chaque fois !

Bref, Pif est à la ramasse sur tous les sujets et n’a récolté que ce qui était prévisible : 1 gros bide !

On parle de moins de 2000 ventes pour un tirage à 30.000 exemplaires !

La vérité sur cette publication est que les éditions VMS ont pris sur elle de sortir ce magazine sans publicités pour qu’il serve de vitrine afin d’attirer la publicité au sein d’un éventuel numéro 2 ( qui ne sortira jamais).

Mais Nintendo, Sega, Sodipeng et autres Micromania ( oui oui déjà à l’epoque) avait déjà avec Consoles + et consorts, largement de quoi publier de magnifiques pubs, dans des magazines qui vendaient à plus de 100 000 exemplaires chaque mois.

Bref, un numéro 0 , ou pilote mais qui n’aurait aussi pas dû sortir !

Mais il y a 2 anecdotes à son sujet, et pas des moindres :

1-Cette publication a coûté cher aux éditions VMS et est même en partie responsable de la chute fatale de Pif gadget, car la perte financière fut très importante.

2-Trouver aujourd’hui un exemplaire relève du miracle, du coup de pot, car tous les invendus ont été détruits et non remis en pochette ensuite.

VMS avait honte de cette publication qui n’aurait jamais dû être autre chose qu’une brochure à destination des annonceurs pour ensuite sortir 1 magazine financé.

Pour en avoir 1, il faut donc trouver 1 particulier qui lui-même en a 1, et ils sont peu et très peu à l’avoir conservé !

Moi même mon exemplaire est complet mais en état très moyen. Neanmoins il me permet de vous montrer son contenu et d’illustrer toutes les failles citées dans cet article.

Mention spéciale à la photo de l’édito, qui montre à quel point Pif ne doutait de rien….

Sachez donc pour finir, qu’un exemplaire propre avec son poster se monnaye entre 15 et 20 euros !

Pas pour son contenu mais son coté peu répandu.

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