L’HISTOIRE DU TELEPIF POSTER (2/3)

L’HISTOIRE DU TELEPIF POSTER (2/3)

Bientôt disponible en XS…

A la fin du 1er chapitre, nous laissions notre histoire à un moment charnière. Un mauvais moment pour tout dire…Celui où les éditions VMS décident de tenter l’impensable: Vendre chaque semaine un PIF sans gadget !!!

2-TELEPIF POSTER: La lente descente aux enfers…

Oui, le numéro 875 est en soi une révolution. Pas forcément celle que l’on attendait mais cela fait des années ( pour tout dire depuis 1981) que le calcul est le suivant: Les ventes du magazine baissent, car esclave de la qualité du gadget , beaucoup trop mis en avant comme argumentaire d’achat en kiosque depuis 1975. Ce qui a créé autour du contenu du magazine en lui-même, une forme de non identité, pourtant très forte une décennie en arrière.

A force de squatter les couvertures sans cesse, le gadget a fait passer derrière la pertinence  » lecture ». Les parents ont de plus en plus l’impression d’acheter une pochette surprise qu’un magazine.

Il faut donc trouver un moyen d’inverser cette courbe des ventes en mettant en avant le magazine en lui-même? et non pas forcément le gadget. Et arriver petit à petit à se passer du gadget.

Cette philosophie commence en 82 quand Pif Gadget devient : Le nouveau PIF et son gadget. Une première étape franchit notamment avec pour la première fois une couverture recto et verso. L’une vantant le gadget et l’autre le contenu du magazine. Ainsi, en kiosque, la façon de présenter le journal sur les étalages influera peut-être sur des motivations différentes et la rédaction pourra enfin remontrer que PIF est un journal rempli de contenu, de BD et d’infos. Et puis si le gadget est mauvais aux yeux des parents, la deuxième couverture rattrape le coup ( un enfant malin prétextant qu’il adore la BD qui est dans ce numéro)

1 recto ou verso pour t’appâter avec du contenu…

1 recto ou verso pour t’appâter avec le gadget

La nuance est faible mais PIF GADGET n’est plus et devient « le nouveau PIF et son gadget ». Ceci afin de bien expliquer que c’est un magazine avant tout et que la mention  » et son gadget » détachée en bas peut du jour au lendemain disparaître.

Une façon de tâter le terrain, complétée par une multiplication des publications à cette époque, pour que la trésorerie que génère et engouffre le magazine redevienne saine en tentant petit à petit d’amoindrir l’effet gadget et en faisant acheter d’autres publications VMS (pour la petite histoire, PIF SUPER GADGET avait été tenté pour petit à petit détaché le gadget du magazine principal et créer 2 achats distincts avec progressivement plus de gadget dans le magazine principal)

Mais la suite vous la connaissez…le gadget n’a jamais disparu, l’enlever déclenchant 1 risque d’écroulement des ventes qui serait fatidique pour le groupe.

Sauf qu’en 1986, la pression financière est de plus en plus forte et les éditions VMS doivent faire des économies. L’année commence donc avec 2 décisions: tout d’abord PIF et son Gadget est rebaptisé PIF tout court. Le logo du magazine change après 4 ans de stabilité et annonce la couleur: le magazine est débarrassé de l’obligation d’offrir un gadget !

La photo de ce numéro 875 évoque la deuxième et fondamentale décision: plus de cellophane !

Pif désormais, est un magazine qui peut t’offrir de temps à autre des cadeaux, et le mot devient maître dans cette nouvelle formule comme le montre ces scans de pages de ce numéro:

3 fois le mot « cadeau » dans l’éditoriale ? Si ça , c’est pas fait pour t’expliquer que l’ère du gadget est en phase terminale ?

Et le premier cadeau est un calendrier en papier !!
Normal,on ne doit plus ou peu pratiquer le cellophane pour économiser . Pif le Mag 2021 avant l’heure…

Oui plus de cellophane ! Du moins pendant 13 numéros, va être testé des numéros sans et avec pour voir l’influence sur les ventes. Pourquoi 13 ? parce que c’est la période nécessaire pour avoir les résultats de ventes via les retours des buralistes. A partir de la semaine 13, on connaît les ventes du 875, puis la semaine 14 du 876 etc…

Ceci explique que jusqu’au 899 , les éditions vaillant tenteront des numéros sans gadgets, avec , ou avec suppléments publicitaires ( les albums panini de COBRA et de JAYCE, respectivement dans le 879 et le 890 ) ou gadgets en papiers agrafés au centre du journal ( le Recorama par exemple du numéro 898).

2 exemples de numéro contenant un  » Gadget ( mot revenu très rapidement en lieu et place de « cadeau » ) en papier:

Mais plus les résultats tombent, plus ils sont catastrophiques…et on sait que durant cette période, les ventes ont chuté de plus de 30%. A partir du numéro 899, la décision est prise de remettre systématiquement chaque semaine 1 gadget et même de remettre du budget dans le magazine pour en proposer des plus beaux et plus variés. A ce sujet, cela se vérifiera sur la période 900-1000.

Mais notre télépif poster dans tout ça ? Que lui est-il arrivé face à ces révolutions?

Tout d’abord le voilà à partir du numéro 875 et pour toujours, agrafé au centre du journal. Cette décision impose que son format change, mais sa maquette reste la même et la grille de programme est toujours fidèle à son esprit d’origine. Le poster voit sa taille baisser de 20% mais avouons que ça reste encore très sympa et complet pour un gamin de l’époque.

Avant / Après le numéro 875

Mais revenons aux résultats de ventes énoncés précédemment. Le pari du sans gadgets a échoué et il faut donc remettre très vite ce constituant vital, car les abonnements ( 60% des ventes) et les ventes directes s’écroulent.

Le gadget revient, alors il faut faire vite des économies ailleurs. Vous vous souvenez des 100 pages du numéro 875? Dès le 893, on repart à 52 pages, ni vu ni connu. Et là aussi sans rien dire, le Télépif poster subit un régime drastique.

Cette fois-ci le poster réduit de 50% sa taille et la grille de programmation est abandonnée au profit d’une sélection de programmes ( tout à fait subjective) comme le démontre la galerie d’images ci-dessous.

« Heu…qui pense à l’âge du lecteur en lui proposant cette sélection de programmes ?« 

« A part BURAGO, il y a quoi de visible et lisible dans cette double page ? »

« La mise en page pense d’abord aux annonceurs publicitaires« 

« A droite, le poster jusqu’au 893, à gauche…le même supplément…mais à la diète« 

Et oui, vous l’avez sans doute compris en regardant les photos, télépif devient d’abord un support pour les annonceurs publicitaires qui, avec la réduction de taille de ce supplément, en veulent pour leur argent et occupent toutes les pages et plusieurs fois par semaine ( à ce propos, le contrat avec la marque BURAGO devait être conséquent parce que là, c’est un véritable matraquage et cela durera de longs mois).

S’il faut de la place pour la pub, il y en a moins pour les programmes et la fameuse grille que l’on aimait tous. En gros il faut faire des choix et celle-ci disparaît. Choix d’ailleurs accentués par le fait que la division qui s’occupait de la rédaction des contenus de Télépif était composée de gens qui travaillaient pour Miroir sprint , la société qui a fusionné avec Vaillant en 1981? et qui rapportait gros avec des revues sportives telles que Miroir du Cyclisme ou encore ONZE, le magazine football de référence. Oui mais cette équipe s’est aussi réduite avec les économies nécessaires ( et la revente du titre ONZE à un autre éditeur de presse) et du coup, rédiger le Télépif devient petit à petit une corvée, parfois entre les mains de stagiaires qui le remplissent selon leurs humeurs…on va dire. Parfois pour combler les trous, on insère même la rubrique du Gadget dans le télépif, histoire de remplir une page où on a rien à dire!

Mais le mécontentement des lecteurs est grand et se fait savoir à travers les courriers. En gros, la formule ne plaît pas.

Il faudra attendre le numéro 972 pour revoir une grille de programme et le retour d’une maquette rappelant celle des origines. Toujours en taille XS et avec une différence de taille….plus un ( ou si peu) posters de dessins animés !!!???

Quelques nouveautés néanmoins qui préfigure malheureusement de mauvaises idées pour la suite: l’interview Télépif et la dernière page pour de la publicité ou des partenariats

( Au passage, on ne saura jamais si elles étaient vraies, ou si les attachés de presse les donnaient ainsi)

Voici quelques photos pour illustrer cette nouvelle mouture:

Souvenez-vous dans la première partie, nous évoquions des tirages à plus de 200 000 exemplaires courant 83. En 1987, Pif Gadget ne tire plus qu’à 130 000 exemplaires et c’est peu dire que ce supplément Télépif, même s’il est apprécié, même s’il est support publicitaire vital au journal, doit coûter quand même un peu chaque semaine ?

Fausse croyance…et pour s’en rendre compte voici une archive sympathiquement instructive: Un bon de commande pour les impressions du Télépif du numéro 972 justement. A travers le tirage demandé on y devine le tirage du magazine ( 130 300 donc..) mais aussi le coût unitaire du Télépif en question ( à peine plus d’un centime de francs !)

Cela n’est donc pas le Télépif en lui-même qui coûte cher, c’est même un excellent support économique qui ne doit pas disparaître. Mais la réduction du tirage du journal sans réductions des coûts de fabrication du gadget ( bien au contraire ils augmentent sans cesse) commencent à chatouiller sévèrement la comptabilité.

Rappelons pourtant que malgré ces hausses, Pif coûtent toujours 10 francs depuis 1985…

« Mais nous étions en train de dire que les TELEPIFS POSTER à compter du 972, ne proposaient plus de posters de dessins animés, alors qu’ils sont les plus appréciés et que, pourtant, les fameuses truffes d’or annuelles de 1987 pointent le bout de leur nez…on dirait même que certaines images de dessins animés au sein de la grille des programmes n’ont plus lieu d’être…? « 

Une vraie raison à cela…et elle vous sera dévoilé très rapidement dans la troisième et dernière partie de l’histoire du TELEPIF POSTER !

1 indice ? ok ! mais 1 tout petit alors ( par sa taille du moins 😉

Collections Pifs Gadgets (3): L’été 90…

Collections Pifs Gadgets (3): L’été 90…

Il est une tradition chez Pif gadget. L’été doit faire rimer le journal avec plein air, activités dans la nature et découvertes. Depuis 1985, cette devise connaît une apogée avec la chaque année ou presque, la thématique des gadgets des aventuriers. Mais ces gadgets là et la politique éditoriale qui a été avec, mérite un dossier à part entière qui sera prochainement publié sur notre page PASSION PIF.

Non là, nous allons nous intéresser à la dernière fois, le chant du cygne, la fin quoi ! Car même si Pif gadget a survécu ( péniblement) jusqu’en 1993, il s’acère que la dernière fois que le magazine a pu nous proposer un journal en phase avec l’été c’est bien en 1990 avec, du numéro 1109 au 1118 ( on inclut le numéro de rentrée) des numéros sentant bon le soleil, les vacances et des contenus bonus qui permettait de savourer son gadget dehors, puis d’avoir le soir, à la belle étoile une lecture sympa !

Alors bien sûr, les BD sont souvent des rééditions, les bonus des publicités déguisées mais chaque numéro apportait son lot de petites surprises qu’un môme de l’époque ne pouvait qu’apprécier!

Et qui dit numéro avec suppléments, dit qu’aujourd’hui en neuf, complet, et bien c’est pas forcément pas gagné de les trouver. Ils ont pourtant un contenu représentatif de leur année et les détailler ici éveillera peut-être chez vous au mieux des souvenirs, au pire (!)…l’envie de les trouver.

Je les évoque comme si j’étais le gamin qui les recevait cet été là.

Pour ma part je les possède tous sauf le 1114…que j’ai du mal à trouver pour le moment, en tout cas à 1 prix raisonnable.

Allez je vous laisse découvrir cette série de numéros au charme indéniable pour un enfant de 8-10 ans au début des années 90 !

PIF GADGET 1109

« La soucoupe cracra, reprise d’un gadget de Super Hercule, faisant office de Frisbee. De quoi passer une heure ou deux avec les potes dans le jardin. Inclus agrafé au centre, un mini book de jeux pour les pauses Tang sur la terrasse ou quand il pleut. Et puis ( et c’est le seul de la série à les contenir) 2 pochettes Panini Foot 90. Et le soir à la fraîche…ton pif à lire allongé sous la tente ou dans ta chambre sur ton lit. Si ça c’est pas une madeleine de Proust ?« 

PIF GADGET 1110

« Un gadget maintes fois proposé ( quasiment chaque été) qui s’est appelé aussi la Tornade. Avec la chaleur estivale, il tombe à pic celui-là ! Imaginez, les batailles d’eau entre potes avec ce boudin rempli de flotte qui balance à 2 mètres ! « 

« Si par chance il éclatait pas au bout de la première journée…« 

« Une fois sec, un mini book de Boule et Bill, à lire et garder au centre du journal comme un petit plus, et une pochette d’autocollants ( dans mon exemplaire c’est Duck tales ( cool!) mais vous pouviez avoir du Roger Rabbit , du Jeanne et Serge, du Bisounours, du Salut les copains…bref tous les invendus de Panini sur des albums qui avaient échoué et que Pif a pu récupérer comme bonus publicitaire) »

PIF GADGET 1111

 » Maman! t’as pas des boites de conserves vides pour que je joue avec ma boule chamboule tout ?

A défaut, je viserai mes GI JOE !« 

Un gadget inédit à l’intérêt très limité mais là encore, l’idée est de jouer dehors et s’amuser avec les copains. Et comme on ne change pas une idée éditoriale plaisante, cet été, j’ai avec ce numéro , un mini book Gaston Lagaffe, une pochette d’autocollants au hasard parmi les séries citées précédemment, et un Pif spécial séries humoristiques qui fera passer 1/2 heure avant de se coucher« 

PIF GADGET 1112

« Avec ce numéro, j’ai la sensation d’en avoir pour mon argent ! Je frime à la piscine avec mon Aqua Pocket ( même si dedans je ne mets pas d’argent car trop peur de le perdre, je m’éclate avec le barre ball Carambar et ses 2M40 de long qui permettent de se lancer ou de se taper dessus entre potes. Ou de le voir s’envoler et le retrouver crevé plus loin dans les ronces…« 

Et le soir venue, bien crevé de ma journée, je profite d’un mini book  » la jungle en folie » et de mon magazine…Et à nouveau, je collectionne une pochettes d’autocollants Panini »

L’été est chouette avec ce numéro de Pif. »

PIF GADGET 1113

« L’hélico boomerang revient après 2 ans d’absence. Que celui qui a su faire voler ce machin lève la main car moi non…« 

« Quick qui commence une réelle expansion en France ( comme toutes les enseignes de Fast food à cette époque) essaie de m’appâter avec un dessert offert. Pas de chance, chez moi pas de Quick aux alentours et mes parents m’expliquent que c’est pas bon du tout…( certes, mais ça ne m’empêchera pas plus tard de tester et…de confirmer)« 

« Le mini book cette semaine ne m’emballe pas trop, car les jeux j’aime pas trop et la pochette d’autocollant me donne envie de chialer car elle est pour les filles. T’imagines toi, des autocollants bisounours !!! Autant ne pas l’ouvrir... »

PIF GADGET 1115

« Mon grand frère avait déjà eu ce gadget et j’attendais avec impatience moi aussi, de pouvoir tout regarder de loin ou de près comme le promettais Pif et sa bande sur la couverture du numéro. Après un montage très sympa ( la grappe de ce gadget est très ingénieuse) me voilà parti à vouloir faire comme sur la couverture de ce numéro: regarder les étoiles, la nature de près ou de loin pendant ces chaudes journées ou nuits d’été. Au final je ne ferai pas grand chose car le tout est fragile et très peu performant… »

« Je me rattrape avec le mini book de cubitus et la pochette d’autocollants « Salut les Copains » mais cette satisfaction est moindre par rapport à mes attentes sur le gadget...un phénomène assez fréquent finalement avec pas mal de gadgets »

PIF GADGET 1116

« En recevant ce numéro dans ma boîte aux lettres, je découvre un gadget digne d’une pochette surprise et ce lance ovni n’inspire rien d’autre qu’un truc qui va casser vite et ne pas marcher…cela se vérifiera rapidement et c’est le genre de choses à ne pas trop raconter aux parents sous peine de fin d’abonnement« 

« En plus cette semaine j’ai deux pochettes d’autocollants mais elles sont issues de l’album  » les animaux familiers » donc…pour moi intérêt 0

La lecture du mini book Cubitus et du journal seront les seuls satisfactions de la semaine... »

PIF GADGET 1117

« Les bonbons de la peur sont ni plus ni moins la reprise de la boite mystérieuse, farce au final qui fait toujours son petit effet quand un copain ou une copine croit que je lui offre un bonbec et qu’une araignée sort de la boîte !!! Cette boite avec Pif dessus est d’ailleurs peu répandu de nos jours... »

« Souris noir » revient faire un tour une fois cette année avec un roman policier de 32 pages ( j’avais adoré l’été dernier collectionner tous ces petits romans) et me revoilà avec deux pochettes Panini  » Animaux familiers » qui ne m’enchantent guère… »

Ce numéro qui clôture Août 90 n’est pas des plus sympas…mais 30 ans plus tard, il s’avère assez rare complet et neuf

PIF GADGET 1118

« C’est la rentrée ! Et voir Fabrice de l’émission  » LA CLASSE » sur la couverture me donne le sourire. Cette émission je la regarde en famille le soir, elle cartonne. J’y comprends pas toutes les blagues mais la sensation de permission de regarder ça ensemble avant d’aller se coucher suffit à me rendre heureux. « 

Finalement dans ce numéro, on n’a plus de pochettes panini ni de mini book mais le poster offert par UHU et les 20 images à coller dessus, c’est pas mal non plus .

« Quant aux 2 gadgets, je les ai emmené dans le cartable, et pim..! confisqués au bout de 2 jours d’école. La 6ème commence bien.. ».

Voilà, la découverte des PIFS de l’été 90 s’achève ici et les raconter sous forme de souvenirs était des plus agréables. Quant à vous, si vous collectionnez, ces numéros n’ont plus de secrets pour vous et leur contenu et suppléments seront la preuve si vous les trouvez, qu’ils sont bien neufs et complets ainsi

Pif le mag…par SYLMUN ! (4): Les Oeufs Carrés

Pif le mag…par SYLMUN ! (4): Les Oeufs Carrés

Dessins, second degré et bricolages (!) par Sylmun

Sylmun revient avec un quatrième numéro de PIF le Mag évidemment parodique mais tellement drôle. Ici chez PASSION PIF, on ironise un peu sur le coté écolo de la nouvelle mouture du magazine PiF. Gentiment et en créant des idées de gadgets qui pourraient les intéresser 🙂

Sylmun s’est emparé avec talent et ironie de ce défi et vous propose désormais sa vision des choses. Et on est pas peu fier, car le bonhomme va loin, allant même jusqu’à vous proposer de créer son gadget, patron papier à l’appui.

Ben oui…un gadget de nos jours c’est forcément en papier….

Alors je vous laisse découvrir, non pas la machine à faire des œufs carrés ( trop cher !) mais directement les œufs carrés !

Tu veux vraiment les faire ? Voici le fichier pour les imprimer, les découper, les peindre comme Sylmun !

Une fois peint, tu n’as plus qu’à les déguster mais uniquement avec les yeux !

Comme dans la vidéo ci-dessous par exemple :

Sylmun est 1 fou…maintenant on en est sûr !
L’HISTOIRE DU TELEPIF POSTER ( 1/3)

L’HISTOIRE DU TELEPIF POSTER ( 1/3)

TELEPIF… qui croyait prendre !

Un sacré jeu de mots pour démarrer ce long dossier. Mais vous allez voir que l’histoire de ce fameux supplément TV à destination des lecteurs de PIF GADGET regorge d’infos sur sa génèse et sa fin progressive. Allez, prenez votre télécommande, zappez sur PASSION PIF et c’est parti !

1-DE TELEPOSTER à TELEPIF POSTER…

De nouvelles concurrences qui motivent un besoin de différence

Nous sommes en 1983. Les enfants qui ont entre 6 et 12 ans cette année-là sont des privilégiés. Ils découvrent la télé en couleurs et des émissions jeunesse qui fleurissent pour eux, avec en semaine une émission phare, j’ai nommé Récré A2 sur Antenne 2 , le mercredi, les visiteurs du mercredi sur TF1 et un Récré A2 d’après-midi et lors des vacances des émissions cultes qui pointent petit à petit le bout de leur nez comme Croques Vacances par exemple.

C’est depuis 5 ans, une évolution perpétuelle. Et si Goldorak depuis 1978 déchaîne les enfants, comme les audiences de ce genre de programmes, il est normal que d’années en années, chaque chaîne développe des heures de plus en plus importantes dédiées aux bambins.

Sans faire ici un inventaire complet ( préférez pour cela l’excellent site : les années Récré), qui aurait oublié sa joie de découvrir des dessins animés aussi mythiques que COBRA, COSMOCATS, TOM SAWYER, CANDY ETC…

Oui, vous les revoyez et là d’un coup tout revient et on a juste envie que la machine à remonter le temps existe !

Dans ce contexte, qui dit des heures en plus devant tout ces héros, dit des heures de moins devant un bouquin ( un peu le 1er cycle de ce qui aujourd’hui est la même pour la télévision au profit des heures passées sur les jeux vidéo et/ ou Internet)

Et Pif ( du moins sa direction commerciale) voit bien que le vent tourne. Déjà TELE PARADE ou TELE JUNIOR grapillent des ventes en affichant en gros sur leurs couvertures les nouveaux héros des enfants, en offrant des posters et des autocollants. Mickey lui fait le beau avec le carton de Disney Channel sur FR3 le samedi soir. Et PIF lui, se voit avec son gadget et ses héros maisons devenir un petit peu moins le pote des enfants. Ses ventes déclinent et on passe à cette époque de 300 000 exemplaires vendus en 1980 à 240 000 en 1983 (chiffres estimés quant aux tirages réalisés sur l’année 1983 et indiqués dans des documents d’archives)

En regardant ces couvertures, tu m’étonnes que les bambins que nous étions louchions sur ces couverture dans nos kiosques favoris ! Pif n’était plus l’attraction numéro 1

Pif Gadget a donc du souci à se faire avec cette satanée télévision et alors que déjà le Gadget devient, et la force et la faiblesse du magazine, ( il commence à coûter trop cher et paradoxalement s’il n’est plus, le magazine s’effondre) et l’heure est à la diversification des parutions pour récupérer d’un coté ce que le  » vaisseau Amiral » ( PIF GADGET était surnommé ainsi par L’Humanité) perd, et de l’autre engendrer une nouvelle typologie de lecteurs, et donc de nouvelles rentrées économiques.

Plusieurs exemples peuvent illustrer cette stratégie :

PIF FILLES / PIF SUPER GADGET/ PIF JEUX ET CASSE-TETE etc… ( oui chacune de ces revues auront bientôt leurs dossiers 😉

Et là où cela nous intéresse aujourd’hui c’est que PIF veut croquer aussi dans le business de la télé pour enfants. Est décidé alors la création d’un magazine qui s’appellera TELEPOSTER ! En gros, puisque PIF n’a pas de licences exploitables en télé, la rédaction va tout simplement tenter de proposer un programme TV dédié aux enfants avec pour attraction principale un Poster.

Oui j’ai bien dit un magazine car au début, rien n’est prévu pour que ce TELEPOSTER soit un supplément de Pif Gadget. C’est un magazine hebdomadaire prévu à 2,50 franc et dont des tests de captation sont réalisés en 1984.

TELEPOSTER a été testé dans certaines régions comme magazine à part entière et ce, pendant 6 semaines ( délai nécessaire à l’époque pour recenser et remonter des statistiques de ventes).

Un test de captation consistant à mettre en avant une nouvelle revue dans certaines régions tests avec achats d’espace type encarts A3 ou présentoirs pour la mettre en évidence et observer l’intérêt ou non des clients réguliers. En gros : « Tu venais chercher ton PIF, alors est-ce que si je te montre ça à coté tu vas l’acheter ? « 

Le test est un bide monumental et d’après Robert Andreucci ( ex directeur des publications VMS à cette époque), c’était couru d’avance, car les programmes pour la jeunesse figuraient dans les iconiques TELE STAR , TELE 7 JOURS et autres TELE POCHE donc, où PIF pouvait prétendre faire vendre un programme à son effigie ( très discrète) en plus du programme que les parents achetaient ?

Impossible aujourd’hui de mettre la main sur un de ces exemplaires tests, car n’étant pas soumis aux retours d’invendus, ils finissaient au pilon. Mais qui sait ? un jour peut-être…

TELEPOSTER est mort né…oui, mais Pif à plus d’un tour dans sa truffe !

Car si TELEPOSTER ne peut pas vivre en tant que magazine, il est clair que son ambition de faire de PIF GADGET, un relais malin et financier des programmes télé reste d’actualité.

Comment faire ?

Déjà, il faut être crédible. Et quand encore une fois vous êtes le terrain de jeu préférés des annonceurs pour les publicités de jouets ou de friandises mais que vous n’avez rien à proposer en licence télé, c’est pas si simple…

Terrain de jeu des annonceurs pour les jouets et les friandises ?

Voilà donc une aubaine pour en faire de même avec les diffuseurs ou les chaînes de télé, qui ont besoin dans un contexte ultra concurrentiel, de faire émerger leur  » offre jeunesse ». On entend par là, démontrer que les dessins animés sont bien meilleurs dans la crémerie 1 que la crémerie 2.

Le service marketing de PIF va alors redoubler d’imagination et proposer un concours aux enfants camouflant un véritable sondage d’opinion pour les chaînes de TV, leur permettant exposition et séduction ( via des prix énormes) à plus de 200 000 lecteurs et 4,5 millions de jeunes en France regardant leurs programmes à cette époque.

PIF lance donc les TRUFFES D’OR. Un fabuleux stratagème marketing qui lui permet pendant 4 semaines et pour la première fois, d’afficher des héros TV en couverture, de mettre des visuels dans ses pages et de faire gagner des prix en récoltant des tendances via ses lecteurs.

Le succès est tel qu’à la fois les ventes du magazine redécollent et que les diffuseurs voient dans le magazine un nouvel axe de promotion de leurs séries ( les truffes d’or dureront 4 années consécutives avant d’être anéanties par l’hégémonie d’AB productions en 89, mais nous y reviendrons dans un dossier dédiée aux TRUFFE D’OR)

Pif vient donc de créer sa légitimité dans le domaine des programmes jeunesse et ressort du tiroir son envie de parler TV toutes les semaines mais cette fois en adoptant directement la stratégie du supplément « offert »

TELEPOSTER OFFERT ? PUBLICITE D’ENFER !

Il faut donc faire savoir que désormais TELEPOSTER va être donné aux lecteurs mais aussi en informer les buralistes qui vont être acteurs ( pas longtemps) de la réussite de ce supplément car c’est eux qui vont le donner aux enfants quand ils passeront leurs Pifs en caisse.

Pour cela Pif propose une double information. La première à l’attention des lecteurs via un supplément volant donné dans le numéro 931( trouvable uniquement dans des PIFS encore sous cellophane ) qui contenait au passage une maquette de navette spatiale extrêmement fragile . Ce supplément est devenu rare mais en voici les photos rien que pour vous !!!

Le 831 nous présente PIF, fier défenseur d’une injustice : il est temps d’offrir aux enfants un programme TV personnalisé

On le voit donc sur la dernière photo, il faut réclamer ce supplément à son buraliste, sinon il y a de grandes chances que ça vous passe sous le nez. Et lui le buraliste ? comment il sait qu’il faut offrir ce supplément ?

Car attention…il y a anguille sous roche dans cette affaire.

Pif vaut 9 francs jusqu’au numéro 931 et « t’offre » pour 1 franc de plus ( sympa la notion de gratuit chez PIF ) le supplément Télé poster .

Sauf que même si ton buraliste te le donne pas, tu paieras 10 francs ton magazine. Il y a donc risque de mécontentement et de confusion car non, tu ne peux pas payer 9 francs si tu ne prends pas le supplément.

« Voilà ce que tu devais recevoir en achetant PIF GADGET un beau matin du 5 mars 1985 »

Alors pour éviter les drames, les pleurs ou les parents mécontents, les buralistes ont eu la chance eux, de recevoir un numéro 0 de télé poster.

Un numéro qui explique ce qu’est ce fameux supplément, pourquoi il faudra le donner et proposant un poster d’Indiana Jones ( prévu dans l’ancienne version TELEPOSTER qui devait se vendre seule). Ce qui est dingue avec ce numéro 0 c’est que moi-même enfant, mon buraliste me l’a offert et j’en ai 1 souvenir très net. Depuis je l’ai évidemment pas gardé, avec regrets.

Mais grâce à Laurent Barraud, collectionneur qui compte dans le cercle étroit des archivistes de PIF, voici les visuels de ce numéro 0, et qui illustre totalement la démarche dont je vous parlais vis-à-vis des buralistes:

Je rajouterai à cet extrait qu’en effet ce numéro 0 a été créé avec des grilles de programmes datant du fameux test fait pour l’hypothétique sortie de télé poster en tant que revue à part entière.

« Mais pourquoi ce supplément à part dans un premier temps et sous le nom TELE POSTER ?« 

Du numéro 832 au 846, le télé poster est un supplément à part et la raison en est simple. Quand les éditions VMS ont voulu créer ce magazine ( avec l’échec expliqué ci-avant) ils ont déposé une commission paritaire ( en gros, de quoi être éligible à des aides et des réductions fiscales sur une parution journalistique). Celle-ci ayant démarré en juin 1984, il convient d’en exploiter un temps soit peu les avantages.

Pour cela, le supplément doit être dans une vie hors de celle de PIF GADGET au niveau de sa distribution et garder son nom sous lequel il a obtenu sa commission.

Oui mais, il reste un supplément soumis à l’achat de PIF GADGET et cela va vite se voir. On ne joue pas avec le fisc. Une fois la première année écoulée, la commission obtenue est dénoncée et ne peut plus servir ce modèle économique.

« Donc, à part pour les tirages abonnés, oui, les télé posters entre le numéro 832 et 846 sont forcément à part« 

« Le numéro 846, dernier sorti avec le logo TELEPOSTER . Bien que sous cello, le Téléposter est encore non intégré« 

Dès le numéro 847, les choses changent et TELEPOSTER devient TELEPIF POSTER, supplément toujours détaché du magazine mais cette fois systématiquement sous cellophane avec le magazine. Excepté pour les exemplaires diffusés en île de France.

Affranchi de la commission paritaire et détenteur d’une recette qui gagne, le supplément intègre donc le nom de PIF dans son titre. Il est enfin aussi une part entière du magazine et draine du coup de nombreux annonceurs qui voient en ce support une excellente occasion d’y faire de la publicité pour des jouets issus de dessins animés ( voir l’article sur la franchise Blackstar pour illustrer ce phénomène)

Et cette cohérence commerciale va booster les ventes. La période du 847 au 874 est considérée comme l’apogée du TELEPIF. Avec entres autres des partenariats commerciaux donnant lieu à des posters mythiques :

( Jayce et les Conquérants de la lumière, Blackstar, Transformers, les GOONIES, les Mondes Engloutis, la sélection des truffes d’or 85 sont les télé Pifs posters les plus recherchés et se monnayent parfois à plus de 15 euros pièce.)

Puis, arrive le numéro 875, reflet d’une réalité économique difficile pour PIF GADGET…..

Mais avant de s’y intéresser et pour conclure ce chapitre TELEPOSTER/TELEPIF POSTER, regardons un peu en photos ce qu’on y trouvait dans ce supplément désormais mythique….

Photo 1 : Fête du jour, une information historique souvent très bien choisie

Photo 2 : Nos programmes cultes. Pas au point de louper une réunion entre copains mais les jours de pluie…indispensable

Photo 3 : Un billet d’humeur par jour, avec Pif ou Hercule. L’occasion de dessins sympas

Photo 4 : Une sélection parfois louche pour nos âges…

Photo 5 : 1 poster parfois devenu mythique et qu’on étaient fiers d’accrocher dans nos chambres

Voilà, cette première partie s’achève et si vous vouliez tout savoir sur l’origine de TELEPIF POSTER, ce chapitre a dû vous plaire !

Mais il reste une deuxième partie tout aussi passionnante racontant la lente agonie de ce supplément mythique et vous savez quoi ? Elle vous sera conté dans 10 petits jours !

En attendant, n’hésitez pas à laisser vos commentaires, à liker si vous avez aimé car évidemment vos avis m’intéressent et me motivent.

Collections Pif Gadgets (2): Pif et les albums d’autocollants

Collections Pif Gadgets (2): Pif et les albums d’autocollants

Après la thématique « Pif et le Foot« , je vous propose de découvrir dans ma collection personnelle,  un de nos souvenir d’enfance dont Pif fut très souvent le relais publicitaire, j’ai nommé : LES ALBUMS D’AUTOCOLLANTS !

Il n’est pas aisé de trouver des Pifs neufs, mais avec l’album d’autocollants offert, c’est encore pire.

Les 2 principales raisons sont assez évidentes :

1-les abonnés ne le recevaient pas (le contrat de distribution prévoyant un poids maximal que les albums faisaient dépasser) et ils devaient les demander par coupon réponse.

2-Enfant, vous n’achetiez pas votre Pif pour le garder emballé et du coup, beaucoup d’albums se baladent encore en occasion mais séparé du Pif et souvent abîmés.

On peut aussi retenir que les albums Panini ou autres, type Avimage, étaient parfois offerts  sans annonce sur la couverture du magazine. Dans ces cas là,  selon la région,  vous pouviez avoir un album dans tel numéro puis si vous habitiez,  le sud ou le Nord, avoir le même album mais dans 1 numéro différent à plus ou moins 3 semaines de différence.

Il est donc assez difficile de tenir un inventaire des numéros ayant ou pas 1 album d’autocollanrs offert.

Au delà du traditionnel album de foot chaque année entre 1977 et 1988, l’âge d’or des albums d’autocollants est arrivée avec les émissions jeunesse dès 1978. Ainsi, les albums de Goldorak,  Capitaine Flam, Candy, Sankukai ont été offerts dans Pif.

Mais la vraie apogée c’est de 1984 à 1986 où là, tous les albums de dessins animés mythiques ont été offerts. On citera en vrac, Jayce et les conquérants de la lumière, Cobra,  Inspecteur Gadgets et…le cultissimme et introuvable Pif 939 et son album de Cosmocats !!

Ce ne sont que des exemples parmi d’autres…mais le mieux est de vous régaler les yeux et de faire remonter des souvenirs avec des photos de Pifs contenant un album d’autocollants, issus de ma collection personnelle.

En voyant ces photos,  vous allez sans doute avoir envie d’en retrouver mais sachez que c’est 1 véritable budget de collectionner ces numéros. Pour les plus anecdotiques ( WWF par exemple) cela avoisinera les 25 euros mais pour des licences type Goldorak ou Cobra, ça n’existera pas en dessous de 80 euros.

La palme revenant au Pif 939 et son album de Cosmocats qui dépassera allègrement les 100 euros.